Henri Combes (1897-1991)

Henri Combes

dit Campagne
Ajoint militaire du chef de secteur, C.F.L. 10
Croix de Guerre, Légion d’Honneur
Directeur d’usine textile

1897 Naissance à Vabre, famille « du pays », son père est voiturier.
Études pour devenir pasteur. Il y renonce pour s’engager comme volontaire en 1914-1918. Lieutenant puis capitaine d’infanterie. Entre comme directeur aux Ets Faure Claron et Cie à Vabre (il y restera jusqu’à sa retraite). Marié, père de deux filles.
1940 Premier adjoint au Maire de Vabre. Conseiller presbytéral de la paroisse protestante. Officier de réserve, assure l’instruction des jeunes recrues du contingent. Fermement antinazi comme la totalité du Conseil Municipal (maire en tête) et la totalité du Conseil presbytéral (pasteur en tête). Affirme ouvertement le devoir de désobéissance civile et militaire en cas de mesures autoritaires contraires à la conscience personnelle.
Début 1942 Les mairies reçoivent des instructions écrites pour la « relève ». Sur l’heure, prévient les jeunes concernés et, en équipe avec Guy de Rouville, falsifie les âges et les professions.
1942 – 1944 En équipe avec le secrétaire de mairie Frédéric Bosc, le pasteur Robert Cook et le brigadier de gendarmerie Hubert Landes, organise une attribution de fausses cartes (identité, tickets d’alimentation, permis de séjour) pour familles juives, réfractaires du STO, résistants en danger. Trouve des logements pour tous.
6 juin 1944 Inscrit au Registre des officiers du Maquis sous le nom de Capitaine Campagne tout en restant Monsieur Henri Combes à l’usine et à la Mairie. Devient le responsable militaire du maquis avec Pierre Hoepffner dit Honcourt (alsacien-instructeur d’Uriage) comme adjoint. Participe aux embuscades mais reste très vigilant pour éviter les imprudences mettant la population civile en danger.
22 août 1944 En fin de journée, entre à la Kommandantur de Castres avec Pol Roux, tous deux en uniforme avec brassards du maquis. La garnison allemande se rendra à minuit.
Renonce à s’engager au 12ème Dragons avec Dunoyer de Segonzac afin d’assurer l’après-libération du C.F.L. 10, la reprise du travail dans l’industrie textile et la réorganisation de la justice civile en accord avec le Comité de Libération du Tarn.

Après le 6 juin 1944, l’organisation ou F.F.I. se mit en place et ce fut Guy (Pol Roux) qui fut la cheville ouvrière du C.F.L. 10.

Quel travail ! Monsieur Combes fut un père pour nous tous.

 

Edgard Fuchs, maquisard

Les protestants de la montagne semblaient plus doués que d’autres pour la résistance de groupe sinon de masse… Gardet à Mazamet, Combes à Vabre apparaissaient comme des chefs naturels de communautés chrétiennes. Telle était du moins mon impression.

 

Charles d’Aragon

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